Selon un nouveau sondage, les Canadiens veulent que le gouvernement augmente l’aide internationale et soit reconnu comme chef de file en matière de santé maternelle et infantile.

June 15, 2010 - 1:58pm

À la veille des sommets du G8 et du G20, 61 % des Canadiens estiment que leur pays devrait augmenter le montant qu’il consacre à l’aide internationale.

Quand on leur demande si le Canada devrait fournir sa part équitable de l’aide au développement international, qui est établie à 0,7 % du revenu national brut (RNB), la moitié (47 %) des répondants indiquent que le Canada devrait augmenter le montant qu’il consacre et fournir sa part équitable. De plus, 14 % des répondants estiment que le gouvernement devrait augmenter le montant qu’il consacre à l’aide internationale, mais fournir moins que sa part équitable. 

Faits saillants

  • 77 % des Canadiens croient qu’il est important que le Canada soit reconnu comme un chef de file mondial dans le financement de solutions pour réduire la pauvreté et en matière de santé maternelle et infantile. 
  • 61 % conviennent que le Canada devrait accroître le montant qu’il consacre actuellement aux programmes d’aide internationale.  
  • 62 % estiment qu’il n’est pas réaliste de dire que le Canada pourra tenir ses engagements tout en maintenant son budget d’aide au niveau actuel.

Entre le 1er et le 7 juin 2010, Opinion publique Angus Reid a mené un sondage en ligne auprès d’un échantillon de Canadiens inscrits au Forum Angus Reid (Toronto, Canada). La marge d’erreur — qui mesure la variation de l’échantillonnage — est de +/- 3,1 %. Les résultats ont été statistiquement pondérés conformément aux plus récentes données de recensement sur la scolarité, l’âge, le sexe et la région, de façon à assurer un échantillonnage représentatif de la population canadienne. Les écarts dans les totaux ou entre les totaux sont attribuables aux arrondissements. 

Dennis Howlett, coordonnateur national de la coalition Abolissons la pauvreté, n’est pas surpris de ces résultats. « Les Canadiens se sont toujours vus comme des citoyens du monde et ont un profond sens de l’équité. Nous faisons honneur à nos valeurs nationales en nous opposant à l’abandon de nos engagements en dépit de la crise financière. » 

Selon un nouveau sondage d’Opinion publique Angus Reid mené en partenariat avec Abolissons la pauvreté.ca pour sa campagne À table, en prévision des sommets du G8 et du G20, plus des trois quarts (77 %) des Canadiens estiment important (soit « grande », soit « moyenne » importance) que le Canada soit reconnu comme un chef de file mondial dans le financement de solutions pour réduire la pauvreté et sauver les enfants et les mères dans le monde.

Selon les statistiques les plus récentes, 1000 femmes meurent chaque jour de causes liées à la grossesse, tandis qu’au moins 10 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans. Le sondage indique que les Canadiens appuient une vaste gamme de services visant à répondre aux besoins des femmes et des enfants, et 61 % d’entre eux appuient l’accès à des avortements sécuritaires.  

Par ailleurs, les Canadiens ne font pas grandement confiance aux dirigeants du G8 pour traiter les enjeux mondiaux. Une minorité de Canadiens leur fait confiance (soit « tout à fait confiance », soit « quelque peu confiance ») pour combattre la pauvreté (37 %), améliorer la santé maternelle (43 %), ou s’attaquer aux changements climatiques (43 %). Les Canadiens font un peu plus confiance aux dirigeants du G-8 en ce qui a trait à améliorer la santé infantile (53 %) et à rétablir la situation économique mondiale (58 %).

En outre, 74 % des répondants estiment important que le Canada soit reconnu comme chef de file mondial dans la découverte de solutions aux changements climatiques et pour ses efforts de financement afin d’aider les pays pauvres à faire face aux répercussions des changements climatiques. Mais 67 % des Canadiens sont d’avis que le Canada n’en fait pas assez sur ce plan.

Bien que le gouvernement canadien ait promis de réduire la mortalité infantile et maternelle, de contribuer à la reconstruction d’Haïti et d’aider les pays en développement à lutter contre les changements climatiques, les Canadiens doutent que le gouvernement puisse s’acquitter de ces promesses tout en maintenant le budget d’aide internationale au niveau actuel. Deux Canadiens sur cinq (38 %) croient que c’est réaliste, alors que trois sur cinq (62 %) estiment qu’il n’est pas réaliste de dire que le Canada pourra tenir ses engagements tout en maintenant son budget d’aide internationale au niveau actuel.