Il faut accroître et optimiser l'aide internationale pour :
- éliminer l'extrême pauvreté et la faim;
- permettre à tous les enfants d'aller à l'école;
- réduire le taux de mortalité infantile;
- améliorer la santé maternelle;
- créer des emplois décents;
- enrayer le VIH-sida.
Par ailleurs, il ne suffit pas de maintenir, ni même d'augmenter l'aide internationale : il importe aussi de la rendre plus efficace.
Le Canada peut prendre les mesures suivantes :
- Atteindre d'ici à 2015 l'objectif de 0,7 p. 100 du revenu national brut (RNB) fixé par l'ONU en établissant un échéancier qui prévoit une hausse de l'aide à 12 p. 100 pour chacune des trois prochaines années et à 15 p. 100 par la suite.
- Adopter une loi faisant de l'élimination de la pauvreté la finalité de l'aide étrangère du Canada conformément à ses obligations en matière de droits de la personne.
ACCROÎTRE ET OPTIMISER L’AIDE
Il est impensable d’éliminer la pauvreté sans une hausse immédiate et
substantielle de l’aide internationale. C’est pourquoi les pays riches,
y compris le Canada, se sont engagés à consacrer 0,7 % de leur revenu
national à l’aide au développement. Aujourd’hui, ces pays doivent tenir
parole en établissant un échéancier ferme pour l’atteinte de cet
objectif.
ACCROÎTRE L’AIDE
Quels
pays ont honoré leurs engagements en matière d’aide étrangère ou adopté
un échéancier en vue de le faire d’ici 2015? La Suède, la Norvège, les
Pays-Bas, le Danemark, le Luxembourg, la France, le Royaume-Uni, la
Finlande, l’Espagne et la Belgique.
Avez-vous remarqué que le Canada ne figurait pas
dans cette liste? C’est simplement que notre gouvernement ne tient pas
sa promesse. La Canada consacre à peine 0,33 % de son PIB à l’aide
étrangère, ce qui est bien en-deçà de l’objectif de 0,7 %. Sans compter
qu’il continue de se refuser à adopter un échéancier officiel pour
atteindre l’objectif d’ici 2015 comme prévu.
OPTIMISER L’AIDE
Le
respect des engagements pécuniaires est indispensable; cependant, la
qualité est tout aussi importante que la quantité. Il faut changer de
fond en comble les modalités de prestation de l’aide internationale
pour maximiser l’utilité et la portée des crédits qui y sont alloués.
Par ailleurs, il faut aussi faire preuve de transparence, et
ce, aussi bien pour les contribuables et que pour les bénéficiaires.
Actuellement, une trop grande partie de l’aide canadienne est consacrée
à d’autres fins que l’élimination de la pauvreté. Quarante pour cent
(40 p. 100) de cette aide est consacrée à l’achat de biens et services
canadiens, et 50 p. 100 de l’aide alimentaire est liée. Ces conditions
minent, dans les pays bénéficiaires, les processus démocratiques qui
sont indispensables au succès des programmes à long terme. Le
gouvernement fédéral devrait faire de l’élimination de la pauvreté la
finalité de l’aide en vertu d’un mandat législatif, ce qui serait
conforme à ses obligations en matière de droits de la personne.
APPUI DU PARLEMENT
Le 28 juin 2005, la Chambre des communes a adopté à l’unanimité une
résolution sans précédent invitant le gouvernement fédéral à :
- établir un échéancier visant l’atteinte de l’objectif de 0,7 % d’ici 2015;
- adopter
une loi garantissant que l’aide canadienne soit accordée d’une manière
conforme aux obligations du Canada en matière de droits de la personne
et dans le respect des perspectives des personnes en situation de
pauvreté;
- améliorer l’efficacité de son aide en consolidant ses partenariats avec la société civile, au Canada comme à l’étranger.
Autrement dit, les députés de tous les partis politiques appuient les revendications de la campagne Abolissons la pauvreté en matière d’aide étrangère.
FAQ
- Pourquoi le gouvernement canadien devrait-il atteindre les objectifs pécuniaires de l’aide étrangère?
Ne serait-ce que parce qu’il l’a promis! À de nombreuses reprises, le Canada a annoncé qu’il aiderait les démunis, en particulier les populations qui meurent de causes liées à la pauvreté. On en parle depuis assez longtemps. On ne peut plus se contenter de beaux discours.
- Pourquoi est-ce si grave de rattacher l’aide à certaines conditions? N’est-ce pas une formule dont tout le monde sort gagnant?
L’aide liée a souvent des conséquences néfastes pour les bénéficiaires. L’augmentation des crédits peut avoir un effet bénéfique à court terme mais nuisible à long terme. Prenons l’exemple de la Tanzanie : l’aide accordée à ce pays était conditionnelle à la privatisation du réseau d’aqueduc de la capitale, Dar es-Salaam. Or, cette mesure a fait augmenter le prix de l’eau, ce qui a rendu les pauvres plus vulnérables à certaines maladies comme le choléra. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres où l’on voit que des gains à court terme peuvent nuire aux démunis à long terme.
Hyperliens
Répartition géographique des pays qui donnent et qui reçoivent de l’aide internationale
Fonds consacrés actuellement par le Canada à l’aide étrangère
Rôle du Canada dans l’aide étrangère et dans la réduction de la pauvreté :
À table ou au fourneau? Nouvelles stratégies d’aide de l’ACDI, prise en charge locale et conditionnalité de l’aide – Résumé – Document d’information du CCCI et de l’Initiative d’Halifax (septembre 2004) (PDF, 66 ko).
www.ccic.ca/f/docs/002_aid_2005-05_politics_of_mdgs_summary.pdf
Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), avec ses membres, surveille en permanence les politiques et pratiques d’aide internationale canadienne. On trouvera d’autres ressources et de la documentation à www.ccic.ca/f/002/aid.shtml.
Autre documentation sur l’aide internationale dans les sites de nos membres :
Oxfam Canada
www.oxfam.ca/publications/index.htm
Oxfam-Québec
www.oxfamquebec.ca/html/politique/1politique.html
Vision mondiale Canada
www.worldvision.ca/home/education-and-justice/policy-analysis/#Poverty
Gouvernement du Canada
www.fin.gc.ca/budget05/speech/speeche.htm
www.dfait-maeci.gc.ca/cip-pic/ips/overview-en.asp
www.acdi-cida.gc.ca/aideffectiveness#15





